Déchaussez-vous car le sol sur lequel vous marchez est sacré.

Je voulais partager un peu mes premières impressions du Togo. Petit

20 octobre, 2020

Je voulais partager un peu mes premières impressions du Togo. Petit à petit je débarque et formule les expériences, c’est pourquoi je partagerai l’invitation à vivre cet atterrissage.

L’image qui exprime le mieux ces premières impressions est la citation de l’Ex 3,1 : « déchaussez-vous car le sol sur lequel vous marchez est sacré. »

Le dimanche de l’anniversaire de la communauté était aussi la clôture de quelques jours de rencontre avec les jeunes qui participent à la communauté de Lomé. Après la messe, la danse, la fête et la joie ne pouvaient pas manquer… Il y a eu un geste qui a attiré mon attention : pendant la messe ou pour danser, les jeunes enlèvent leurs chaussures, il se peut qu’ils dansent plus confortablement pieds nus, je ne sais pas, mais c’est un geste qui a retenu mon attention et qui m’a fait rappeler cette citation : «déchaussez-vous» avec tout le sens qu’elle a dans l’Ancien Testament ; signe de prière ; de rencontre avec Dieu ; de respect du divin. De ce point de vue je comprends que la danse n’est pas seulement quelque chose d’extérieur ; mais c’est l’expression du plus profond, c’est l’expression corporelle qui devient prière.

Le lendemain, j’ai voyagé à Dapaong ; c’est l’endroit où je vais résider.  Pendant le voyage qui dure une journée entière, il y a du temps pour faire beaucoup de choses, dormir, manger, lire, regarder le paysage, les gens, écouter ce qu’ils disent … Aussi pendant tout ce voyage on peut ressentir la chaleur, le vent qui entre par la fenêtre et la terre qui entre de tous côtés comme une bénédiction, abondante. Cette terre est sacrée, cette terre sur laquelle non seulement je marche, mais qui veut entrer par toutes les pores. Cette terre qui est une nouvelle culture ; une nouvelle manière de s’exprimer et une nouvelle manière où Dieu veut s’exprimer à travers ce que j’entends, ce que je vois, c’est cette terre sacrée.

Dans ce long voyage j’ai eu la certitude que je rentrais chez moi, et que Dieu m’attend pour le connaître dans cette nouvelle culture, sa culture et que c’est Lui qui attend chaque personne, c’est Lui qui a soif de communion avec son peuple, d’être connu.

C’est pourquoi je vis chaque jour en observant, en écoutant et en voulant apprendre comment ils font ici. Je remarque aussi que c’est un chemin très lent, car c’est une culture différente de la mienne. Pour cela, cela m’aide d’écouter les sœurs qui sont ici depuis plus longtemps et aussi de parler avec un frère congolais, maître des novices de la communauté où je vis, des frères que la providence de Dieu nous met sur le chemin. Mais surtout je remarque que c’est un chemin très personnel que je dois faire tout en vivant la mission.

En résumé, j’ai le désir de connaître et aimer cette culture que Dieu aime et que notre belle communauté soit un reflet simple et fort de sa présence où les jeunes se sentent bien.

Je vous embrasse et nous continuons unis dans la joie et la passion de l’annoncer.

Pablo

 

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Gema Garcia FerreraDéchaussez-vous car le sol sur lequel vous marchez est sacré.